Aéroport JFK - New York

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Message par James le Mer 2 Jan - 23:52

"Ladies and gentlemen, I'm happy to say that we've safely landed at JFK airport, the sun is shining, if you get to find it between the skyscrapers..."
"Enfin j'étais arrivé, après quatre bonnes heures de vol et quelques turbulences, l'avion avait atterri. C'était mon premier vol long courrier, j'avoue que j'étais impressionné au décollage mais finalement, c'est comme prendre le train, rien de si extraordinaire. D'ailleurs je devais bien être le seul à m'émerveiller un tant soit peu quant à ce vol, car autour de moi, personne n'avait prêté attention à la petite remarque du commandant de bord. Je l'ai trouvé amusante pourtant, mais vous savez ce que c'est, entre entendre et écouter, il y a bien plus qu'une nuance. Chacun avait l'air pressé de quitter l'avion, rejoindre leurs familles, leur bureau, leur rendez vous de travail, leur hôtel de luxe... Après tout, si on vient à New York, c'est qu'on a quelque chose à faire. Sans plus attendre, je récupéra mon sac à dos, vérifiant que je n'oubliais rien. Les charmantes hôtesses organisaient la descente de l'avion, souriantes tout du long. Je me suis toujours demandé quel était leur secret, pour être si souriante. Qui pourrait garder le sourire après plusieurs vols dans une même journée sérieusement ? Les mystères de l'humain. Tiens ça ferait un chouette titre de livre.
A peine ai-je quitté l'avion que je me sens déjà plus libre, c'est bête je sais car on est difficilement plus détendu dans un tel environnement, mais au moins, on respire un peu plus sur le plancher des vaches."

"Passengers from flight number 461 are to recover their baggages next to gate 2"

"C'est à ce moment là que j'ai réalisé où j'étais. Dans un pays que je ne connaissais pas, une ville que je ne connaissais pas et on me demandait de trouver la Gate 2 pour récupérer une seule grosse valise. Je regretterais presque de m'encombrer avec ça. Fort heureusement, tout était bien indiqué, pour se perdre ici, il faut vraiment le vouloir. J'attendais sagement ma valise près de ces fameux tapis roulants, mon regard se perdait dans la foule, j'observais les gens quelques instants. Mon esprit faisait toute sorte de suppositions, des milliers de personne sont ici mais aucun pour la même raison. Je plaignais les parents qui attendaient leur vol avec leurs enfants qui leur menaient la vie dure. Je plaignais ces pauvres personnes âgées encore plus perdues que moi. Et je m'interrogeais sur ces personnes bien habillées, marchant d'un pas pressé, presque machinal, pour eux, c'était sûrement leur quotidien. On aurait dit qu'ils connaissaient ce genre d'endroit comme leur poche. Pour rien au monde je ne veux finir comme eux ! Surtout pas. Bon où en est ma val-... La voilà ! La rêverie peut vous faire faire d'étranges choses, en particulier quand vous en sortez brusquement. Je voyais bel et bien ma valise, mais elle n'était pas du bon côté, il a fallu que je me précipite, bousculant quelques personnes au passage, lâchant une excuse du bout des lèvres. Il manquait plus que mon périple commence sans mes affaires, ça aurait fait un bon départ tiens. Fort heureusement, j'ai pu me jeter sur elle, oui me jeter, avant qu'elle ne reparte je ne sais où. J'ai senti quelques regards désapprobateurs, mais qu'importe. Cette petite frayeur passée, il était temps de quitter cet endroit bruyant pour en rejoindre un autre plus bruyant. Avant de passer la douane, un message à la famille s'imposait. Leur dire que j'étais bien arrivé, que tout allait bien et que j'étais très content d'être ici... Enfin pas vraiment, j'étais content d'être ici pour en partir plus vite, c'est tout. Le passage à la douane fut à ma grande surprise, assez bref, sûrement que je m'étais fais des idées à cause des films. Le calvaire, le vrai allait commencer. Je devais trouver le bus pour Morris Fields et mieux valait que je ne me trompe pas. Mon premier pas aux Etats Unis, je fus accueilli par une cacophonie indescriptible, la foule pour fond sonore, les klaxons et les sirènes de police, des secours donnaient le rythme, tout cela donnait un joyeux orchestre sans chef, sans mélodie, pas grand chose en somme, mis à part que c'était affreusement désagréable pour l'oreille. Je m'étonnais qu'on puisse vivre ici. Je compris tout de suite que pour préserver ma santé mentale, il fallait réagir. Je pris mes écouteurs dans mon sac pour les brancher à mon portable et bien les caler dans le creux de mes oreilles, pour couvrir au mieux le bruit extérieur. Comme je n'avais pas la tête à écumer ma liste de titres, je lança au hasard. Le résultat fut plutôt cocasse car c'est "Stacy's Mom" qui tomba, en sachant que j'allais rencontrer ma famille d'accueil sous peu... Allons, trouvons vite ce bus. J'ai prévenu que j'arriverai à 16h, j'ai tout calculé, tout planifié des mois à l'avance. A moins d'un imprévu, je devais être à l'heure. Deux heures devant moi, le bus ne devrait pas tarder et le trajet devrait être rapide, espérons. Ma bulle se refermait petit à petit, je pouvais enfin me détendre un peu, j'étais impatient de découvrir cette petite ville et cette famille. Nous avions échangé un peu avant bien sûr et elle me semblait très sympathique. Même si je n'étais pas là en touriste, ni comme véritablement un invité, je me disais qu'après le travail effectué, j'aurais tout le temps de réellement m'intégrer. Qu'est-ce qui pouvait bien m'attendre ? Une part de routine sûrement, c'est un peu ça garçon au pair, mais il y aura sûrement des occasions de s'amuser. Je suis juste un peu plus âgé que leurs enfants après tout.

Voilà le bus. Désolé New York, notre histoire n'aura même pas duré une journée, mais c'est pour notre bien à tous les deux. Mieux vaut que nous nous quittions en presque bons termes.
James
James

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